Nos fermes et nos champs
On n'employait pas encore le mot "Agriculteur", lui préférant celui de "cultivateur" et parfois même de "laboureur". À Breuillet, nous étions de loin, la profession la plus représentée. Nos propriétés étaient petites et nombreuses… peu rentables, sans doute, diraient nos économistes actuels. On y pratiquait la polyculture et un élevage peu spécialisé. Nous faisions pourtant vivre nos familles même si elles ne devaient pas avoir de trop fortes exigences.
Et pour en savoir plus, lire l'enquête sur l'agriculture publiée par Vivre à Breuillet, en octobre 1987 :
Certes, la gestion avait moins d'importance qu'aujourd'hui, mais nos "papiers" étaient en règle, comme en témoignent ces exemples de documents ci-dessous :
- Un acte de partage datant de 1763
- Une saisie sur récolte de 1781
- Un acte de vente de 1865
- Un contrat de prêt de 1861
- Une part sociale de 1901
- Une comptabilité agricole, en 1955
Les bœufs : jougs et ambiets
Les bœufs avaient un rôle central dans la vie paysanne, notamment lors des labours.

L'ambiet (ou amblet) anneau de cuir tressé de fer, ou fait de jeunes pousses de chêne, ou de charme torsadées, sert à assujettir le timon de la de la charrette, au joug des bœufs. L'intérêt du lien souple cuir, ou végétal est d'encaisser les à-coups et torsions provoqués par les différents types de terrain. Un grand merci à l'ami Joël pour sa photo et ses explications limpides.
Mais dans les exploitations les plus importantes — les domaines par exemple — on préférait le cheval.
Les pages agricoles que vous devez absolument visiter pour vous… cultiver :
À la ferme, femmes et enfants ne ménageaient pas leur peine. La cueillette des cerises, comme la plupart des travaux agricoles, se faisait en famille.
Et à l'école, jusque dans les années soixante, on apprenait l'utilisation du matériel agricole :
Nos labours
La fraternité du monde agricole n'excluait pas toujours les rivalités, les jalousies, la méchanceté… comme en témoignent trois affaires traitées par la justice de la baronnie de Mornac quelques années avant la révolution. Grâce à Roger Chotard, vous pouvez les découvrir ci-dessous. Attendez-vous au pire !







































