NOTRE DERNIÈRE GUERRE
La dernière... c'est vite dit ! Mieux vaudrait écrire "la dernière sur notre sol" ; les plus pessimistes diront même "la dernière pour l'instant". Comme l'ensemble des Français, les Breuilletons qui ont survécu à cette période, en ont souffert moralement et physiquement.
Il a fallu subir la défaite, le départ des nôtres vers les stalags, l'occupation de notre sol, les arrestations, la déportation, les camps de la mort... l'horreur ! Quinze Breuilletons qui ont connu cette douloureuse époque témoignent sur le dernier DVD publié par l'association "Vivre à Breuillet" et réalisé par Jacques Machefert : "Mémoire Breuilletonne 2, un village sous l'occupation".
39 : avant la "drôle de guerre"
Breuillet accueille 160
à 180 réfugiés lorrains
1939 : militaires en permission
1941, 1942 : des Breuilletons sont prisonniers en Allemagne. Plusieurs d'entre eux travaillent dans des fermes.
Lire sur le site "Paroles de vie", le passionnant témoignage d'une Breuilletonne :
"Lili, une jeunesse sous l'occupation allemande"
Pendant que de nombreux hommes sont retenus de l'autre côté du Rhin, leurs femmes — en dépit des privations — envoient des colis. Ci-contre, elles organisent une tombola au profit des prisonniers.
Et... il faut toujours s'occuper des enfants, les nourrir, les habiller...
...et la Résistance s'organise.
Ci-dessus : le groupe Chauvin
EN SAVOIR PLUS
L'occupant s'installe... jusque dans nos maisons où il retrouve parfois des réflexes familiaux bien naturels.
Cependant, il réquisitionne les logements, les armes, les véhicules, la nourriture... il impose le travail obligatoire.
Voir une hachette allemande, et les couverts du mess...
Pour visionner des extraits du film
"Un village sous l'occupation", cliquez sur l'image de droite.

Période de l'occupation allemande, documents à visionner :
- Une carte d'alimentation (maintenue après l'occupation)
- Une carte postale au temps de la censure (1941)
- Une publicité (1942) pour le gazogène
- Une lettre au Père Noël en 1940 (on y croyait encore ?)

Résistant, fait prisonnier le 19 novembre 1943 lors d'un combat à Montmelard, fusillé le 1er février 1944, Jean Michenot, fils de notre maire, Daniel Michenot, repose au Grallet.
Lisez la lettre qu'il écrivit à ses parents, la veille de son exécution.
Jean Priam-Doizi (ci dessus en 1945). Déporté à Buchenwald en juillet 1944, il nous livre un poignant témoignage.
Pour le lire, cliquez sur sa photo.
-------------------------------------- LA POCHE DE ROYAN --------------------------------
Au plus fort des combats, un Breuilleton porta secours à un aviateur américain et reçut ce diplôme signé du Président Eisenhower. Cliquez ICI pour lire son témoignage.
À gauche, un jeune Breuilleton évacue
Ci-dessus : Les asperges de Rommel
À droite : carte de la libération de la poche
Après le bombardement de Royan, le 5 janvier 1945, des Breuilletons ont participé aux opérations de sauvetage et de déblaiement. Pour visionner 12 photos prises après le bombardement, cliquez sur une des 2 images ci-contre.

La poche de Royan : une Breuilletonne témoigne ICI

-------------------------------- APRÈS LE CAUCHEMAR -------------------------------
On fête le retour des prisonniers.
On élit les reines de la libération.
Quand tout est fini, il ne reste plus qu'à honorer nos morts...
Pendant plusieurs mois, le danger est encore partout : les enfants jouent avec les explosifs.
Après la guerre, de nombreux Breuilletons participèrent activement à la reconstruction de Royan. Ce fut le cas de notre concitoyen Paul Richard que l'on peut voir sur trois photos de la construction du marché.
Et pour en savoir plus sur cette époque, lisez NOS PAGES "HISTOIRE" issues du magazine "Vivre à Breuillet"
Le DVD "Mémoire Breuilletonne 2, un village sous l'occupation" est disponible auprès de l'association "Vivre à Breuillet", 65 rue du Centre, 17920 Breuillet.
Cliquez sur l'image de gauche pour visonner des extraits du film.